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Lire le récit de mon septième TMB...

Eh oui ! Vous allez me dire : Encore un énième tour du Mont-Blanc…Pour moi, c’était le sixième du genre et chaque fois avec des coéquipiers différents. Ici, on retrouve « Sipounet »
vous vous rappelez du personnage, c'est le 2ème en partant de la droite sur la photo du bas, j’en parlais dans le sujet la montagne et moi. On retrouve également Christian le gars du SUD/OUEST qui malheureusement n’est plus là (il a perdu la vie dans un accident de la circulation) . Nous étions en tout une dizaine de poilus, (ues) on dit comme ça chez nous, à faire ce tour et ça s’était décidé vite fait et bien sûr, c’était encore moi le chargé d’affaire. Vite fait je dus réserver, téléphoner, confirmer…Etc. Bref voici le grand jour arrivé ; Il y avait des novices dans cette nouvelle équipe, certes des sportifs, mais qui n’avaient pour certains, pas encore effectué un tel périple, rendez-vous compte… Partir avec un sac à dos de 12 à 13 kg, en semi-autonomie, marcher de 6 à 7 h chaque jour et ceci 7 jours durant, coucher et manger en refuge subir les intempéries enfin vivre au grand air avec pour seul moyen de locomotion ses guiboles…Ca en jetterait devant les copains en rentrant de ‘’vacances‘
  • 1ère étape : Du refuge du Pontet aux Contamines - au refuge des Mottets.

Arrivés la veille en fin de journée, la pression montait doucement et je percevais l’inquiétude dans le regard de certains et certaines, je tentais de faire diversion et nous voilà partis souper au ‘’Club Hous ‘’ juste à coté, on a BOUFFE une TAR…TI…FLETTE, je vous dis pas, un peu de douceur dans ce monde de brutes, l‘atmosphère se détend et dodo tranquille. Le gardien nous réveille à la hussarde, on enfile les tenues, je vérifie…les novices, on avale un bon p’tit dej. Et c’est parti. Dès le départ, je remarque une certaine ‘’Gina ‘’ qui traînait la savate à l’arrière, on l’attend et on l’encourage…Elle rigole doucement, mais elle est toujours à la ramasse !!! Tant pis, on fera avec. J'appris plus tard que la fille avait fait le tour des Annapurnas, seule et que présentement son sac pesait au moins 20kg (l'habitude d'emmener toute la "bouffe") La fille en question allait de mieux en mieux avec l'allègement du sac... Vous voyez ce que je veux dire! A midi, au col du Bonhomme, à peine le temps de déposer le sac qu’une averse de neige nous déboule sur le coin de la G… et nous voilà tous dans la cabane de 4 m2 à s’empifrer et se réchauffer, on fait le café, je regarde dehors, oh ! là, là, il y a 3 à 4 cm de neige…On repart, on passe la borne ‘’Michelin’’ à la Croix du Bonhomme et nous voilà partis sur le col des fours, ça glisse un peu, mais surtout le froid s’en mêle, on s’habille et on passe le col vite fait puis, descente prudente vers la ville des Glaciers, on passe rapidement devant les quelques maisons d’alpage et on file vers le Refuge des Motets. Je vous dis pas la tête de Francine en découvrant le dortoir en bas-flanc et surtout les douches…Enfin ce qui ressemblait à des douches, une cabane en bois en plein air…On soupe, on a droit au p’tit coup d’accordéon traditionnel de la gardienne et dodo.
  • 2ème étape :Du refuge des Mottets à la Palud
    " Hôtel Funivia ".

Réveillés à la fois par la pluie sur la tôle du toit et par les ânes qui braient comme des sauvages dans la pâture d’à côté, on P’tit dej. Vite fait, panse les ampoules et c’est reparti…Pas trop vite car le col de la Seigne est glissant et mal exposé à cette heure de la journée. Devant nous, un groupe avec des mules, l’une d’elles fait un faut pas, se rattrape mais son chargement tombe et dévale le talus en faisant des bonds de 3 à 4 mètres, oh ! la tronche des sacs ! ! ! arrivés au cairn du col de la Seigne, on fait la pause et je leur montre où nous serons demain matin…C’est à dire au grand col Ferret ! je lis la stupeur sur certains visages. A vol d’oiseau, d’où nous sommes, c’est vrai que ça en impose…Je leur dis de bien se rappeler de l’image ! et c’est reparti, on arrive dans le fond de la Lée Blanche. et filons vers le refuge Elisabeth et les casernes, on admire depuis là la langue du glacier de Miage qui coupe le fond du vallon, le coteau devant le refuge est descendu en moins de deux et nous voilà sur le chemin bétonné qui traverse le lac Combal et on arrive au pont du torrent du Val Vény, on pique à droite et on se fait l’Arpe Vieille, là, mes potes sont en admiration devant la beauté du glacier du Miage et son jardin alpin. Puis ensuite on admire la Noire de Peuteret et arrivons au Chécroui et , là , je stoppe la caravane et propose de descendre sur Courmayeur en téléphérique, aussitôt des cris de joie chez les filles. C’est surtout parce qu’on est à la bourre et qu’il faut prendre le bus pour aller jusqu’à la Pallud terme de l’étape. Un Hôtel au bord de la route le Funivia. Nous soupons comme des rois et nous redemandons des pâtes en guise de dessert…Les Ritals en sont baba. Douche dodo sous les poutres immenses au dernier étage.
  • 3ème étape : De l’Hôtel Funivia’’ à Champex Hôtel Plein air –

Juste avant de partir, je refile le chapeau de paille de Danielle que je portais jusque là et qui me courrait sur le haricot, à une Italienne de l’hôtel, c’était sûrement la 1ère fois qu’un randonneur lui donnait quelque chose. Grand beau temps aujourd’hui, on saute dans le bus pour aller à Arnouva, au passage, nous admirons la face sud des Grandes Jorasses puis on arrive à Arnouva. On remet les sacs puis on se fait le grand col Ferret, au passage on joue à cache- cache avec les cailloux qui dégringolent du coteau…C’était la construction du refuge Elena… Avec peine on arrive au dessus du Ferret et je leur remontre où on était hier et là, c’est l’euphorie les femmes m’embrassent, je suis un génie de la montagne…(enfin, qu’elles me disent).petite pause et radada jusqu’à la Fouly, je suis un peu dans ma demie patrie ici. Nous reprenons le bus jusqu’à… J’ai perdu le nom…Juste à l’aplomb de Champex qu’on voit perché 600m plus haut. Grimpette rapide on arrive au village, c’est sublime Annie en profite pour faire un plongeon dans le lac, elle met les nibards à l’air et saute à l’eau, les Suisses n’en reviennent pas. On arrive à l’hôtel Bel Air, douche, souper excellent et dodo.
4ème étape : De Champex Hôtel Plein air au refuge du Mont Blanc à Trient –
Nous voilà longeant le joli torrent de l’arpette on dépasse le refuge du Même nom on traverse la pâture et là Annie est bloquée… Elle a la trouille des vaches, on se fout un peu d’elle, elle fait la gueule et part comme une fusée, on repart, on marche mais pas d’Annie on arrive presque à la fenêtre d’Arpette. Je rectifie le tir suite à une info de Sipounette qui vient de lire le sujet ** Il paraît qu'elle aurait dit à Daniel: « Je vais au p'tit coin» Tu parles, le Daniel, au bout du 3ème pas, il avait bouffé la commission et du coup on en oublia Sipounette qu'on croyait devant ! elle n’y était pas, Sipounet son chéri est inquiet, fait demi-tour et part à sa recherche pendant ce temps on casse la croûte, on admire le beau glacier de Trient et toujours pas de ‘’SIPOUNETS’’. Au passage, petite pause à la buvette de la prise du Bisse, au bas de ce glacier. ça fait du bien, il faut dire que le montée de la fenêtre d’Arpette a tiré un peu sur la bête. On ne les reverra que le soir au refuge, Alain a retrouvé sa dulcinée empêtrée dans les ronces, ne sachant plus où elle était . Bref, C’est les retrouvailles. Jolie soirée au refuge très sympathique.
  • 5ème étape : Du refuge du Mont Blanc à Trient au refuge de La Flégère –

On repart ce matin en chantant pour se donner du courage, encore une dure journée nous attend. On attaque la montée pour aller au col de Balme, tout le monde courbe l’échine sous le poids du sac.Arrivés au col, pause, photos sur le Mont-Blanc, la Verte, les Drus qu’on pourrait presque toucher et soudain Francine retrouve son tube de stick à lèvre perdu dans la matinée, le vilain s'était glissé dans le fond du slip…Et en s’asseyant… vous voyez la scène . . ! C'est Ici sur ces cailloux que le stick s'est glissé subrepticement dans le slip de la dame! Face au Mont-Blanc...on biaise un peu sur la droite pour passer sous l’aiguilles des Posettes,on mange dans une cabane de berger et on pue le bouc, même les mouches n’en veulent plus ! on suit le chemin pour arriver au col des Montets. Là, je juge que les troupes ne sont pas aptes à monter en direction des Chèsery, on descend donc par la route jusqu'au village et dans le fond de vallée en longeant un petit torrent, nous courons et volons, on double des promeneurs ébahis, mais d’où viennent-ils en courant ces fous là ! Quand on leur explique, ils nous prennent pour des extra-terrestres ! On arrive à la gare du téléphérique des Praz pour monter au refuge qui se trouve environ 1000m plus haut. Il est 15h30 et personne ne se sent le courage de monter à pied. Transfert et on arrive au refuge, belle soirée où tous admirent le panorama exceptionnel sur la Mer de glace, les aiguilles de Chamonix, du Midi, l’aiguille Verte etc etc.
  • 6ème étape : Du refuge de La Flégère au refuge de Bionnassay –

Nous partons à la fraîche et marchons en balcon jusqu’au lieu du dit ‘’Plan Praz ‘’ là où le téléphérique du Brévent change de direction et de trajet. Nous attaquons le col du Brévent comme des avions en courant, on se fait engueuler par nos femmes…Bref, ça va trop vite. Arrivés au dessus du Brévent, nous sommes interviewés par des Japonais qui font un reportage sur les gens qui font le TMB, l’article paraîtra 2 mois + tard dans un ‘’Paris Match’’ de là-bas. On casse une croûte vers les lacs un peu plus bas et c’est reparti. On passe près du Parc animalier du Merlet , vers la statue du Christ Roi et nous dévalons le coteau, Christiane rouspète, elle a mal aux pieds, mais il faut encore remonter le col de Vosa, chose que nous ne ferons pas, Because ..trop lents et fatigués, nous prenons le téléphérique de Bellevue aux Houches (solution de facilité certes…) , Puis redescente sur Bionnassay, joli petit refuge typique au bord de la route, Là, je discute avec des gars qui font le Mont-Blanc le lendemain. Mes potes me photographient entre 2 ânes, un vrai ‘’pastoureau’’. Encore une belle occas. de se foutre de ma tronche, mais vous ne verrez pas cette photo... Na!!! Belle soirée, bon repas, grand dodo.
  • 7ème étape : Du refuge de Bionnassay au refuge du Pontet aux Contamines –

Après un solide petit déjeuner nous partons assez tôt, nous marchons sans trop parler, la tête un peu dans le sac pour plusieurs raisons… 1) C’est le dernier jour de ce magnifique tour, faut pas croire mais ça rassemble les hommes de souffrir ensemble !!! 2) Parce que la fatigue s’est accumulée partout dans nos muscles, nos têtes, nos pieds, on est vite au bord de la voie de Chemin de fer qui monte au nid d’aigle (celui que j’ai pris pour l’ascension en 2000, (vous lirez ce récit en cliquant ICI! ) et on descend ensuite pour traverser le bas du glacier de Bionnassay sur la fameuse passerelle que j’ai déjà vue dans un piteux état précédemment, là, elle toute neuve…Sans doute suite à une chute de séracs… Nous franchissons les échelles et nous voilà en direction du col de Tricot où on fait la pause. Christian qui fumait à cette époque se fait piquer ses clops par des moutons qui ont fait l’inventaire de son sac…Et on repart, au cours de la montée, nous croisons un unijambiste que nous ne pouvons nous empêcher d’applaudir, il est époustouflant de facilité, les bras m’en tombent ! On casse la croûte aux chalets de Miage vers le petit pont de bois…Magnifique cadre champêtre, nous retenons notre souffle et nos larmes tellement c’est beau ! (photos souvenir). On remonte au chalet du Truc et là on voit des VTT chargés comme pour franchir les déserts ! c’étaient des Italiens qui faisaient la même chose que nous mais en vélo et dans l’autre sens… Remontez en 1995, ce n’était pas commun, aujourd'hui, on voit autant de VTTistes que de randonneurs. Le rythme ralentit et j’entame un chant de marche pour redonner de la vigueur "Mon merle a perdu 2 plumes 1 plume, y n’chantera plus mon merle" et ça marche…Ils sont repartis comme en 14, ça sent bon l’écurie les vieux bourins mettent la crinière au vent, et nous voilà enfin de retour au camping du Pontet. FIN du PERIPLE.


  • Pour terminer, je voudrais rendre hommage aux filles qui ont participé: Gina, Sylvaine, Christiane, Annie et aussi et surtout Danielle, mon épouse, pour qui " la randonnée" était un peu du charabia ! Bravo à toutes (s)

4 commentaires:

Sylvie a dit…

Encore une chouette expédition que je n'avais pas encore visitée et qui laisse des supers souvenirs dans la tête. Encore une fois bravo pour tout tes exploits avec tes amis et pour ton blog où il fait bon venir y faire un tour.
Bisous
Sylvie
Je confirme.... c'est trop bon la TAR....TI....FLETTE ;)

Anonyme a dit…

rando 74
Bravo à vous ,

C'est une super rando que j'espère faire un jour.

J'en connais déjà une partie mais ce doit être une super aventure

mercredi 18 octobre 2006 18 h 02 GMT

pichpich a dit…

Petit à petit je découvre ce blog qui est une encyclopédie de la montagne et de ses randonnées; on s' y distrait,on découvre, on est admiratif, bref que du "bonheur" ... on partirait dans l' heure qui suit ! Alors bravo Jean Claude ,Merci et continues de nous faire rêver!
Béatrice.

Black Beauty a dit…

J'ai acheté le livre du tour du mont-blanc hier ;D
Je compte faire certaines des randonnées du tour cet été ;) Si j'ai le temps, j'aimerais le faire en entier, en plusieurs jours d'affilés.

En tout cas, merci pour le récit de l'expérience !

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